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Merci Pershy !

C’était le week-end du 14 et 15 septembre. La demi-finale du championnat de France Elite. Paris contre Montpellier. Il était gros. Et poilu. Il portait le maillot et la casquette du PUC. Il faisait rire les enfants comme les grands. Il dansait encore mieux que les gamins de chez Star Academy. Il faisait le pitre dans les tribunes. C’était super rigolo ! Je parle bien sûr ici de notre nouvelle mascotte. Une sorte de gros nounours. La nouvelle vedette du PUC. J’ai trouvé son numéro de téléphone. Alors je l’appelle.

Allo ? Bonjour. J’ai quelques questions à vous poser. Avez-vous cinq minutes à me consacrer ?
Bonjour ! Non, pas de problème ! Là, je suis en train de faire des courses chez Ikea. Mais c’est pas un problème. J’aime bien quand les médias s’intéressent un peu à moi.

OK, merci bien ! Tout d’abord, est-ce que on peut se tutoyer ?
Euh, non. On ne se connaît pas encore.

Hum ! D’accord. Alors on y va. A quoi ça sert une mascotte ? En gros, dans quel but êtes-vous venu à cette demi-finale ?
J’avais tout simplement envie de donner un coup de main au club. J’ai fait ça dans le but de motiver un peu tout le monde. C’était ma façon à moi de participer à l’événement. Et aussi parce que rester toute la journée planté derrière la buvette, c’est pas trop mon truc.

Ça fait depuis longtemps que vous faites ça ?
Non. Pour dire vrai, c’était même la première fois. En fait, j’en avais marre d’aller aux matches pendant toute la saison et de remarquer qu’il n’y avait aucune ambiance. C’était vraiment ennuyant ! Alors j’ai décidé d’y mettre un coup. Et niveau ambiance, j’aime autant te dire que je m’y connais !

C’est dur d’être une mascotte ?
Ouais ! C’est super physique. Ma tête est super grosse et super lourde. En plus ce week-end-là, il faisait super chaud. Mais comme en civil, je suis prof d’EPS, ça va encore. Je crois que le pire, c’est que je ne peux pas parler. Pour pas que les gens me reconnaissent. Et croyez-moi, ne pas dire un mot pendant un week-end entier, c’est pas facile. Vous n’avez qu’à demander à Passe-Partout de chez Fort Boyard. Lui non plus, il n’a pas le droit de parler.

Ça demande un entraînement spécifique, une préparation spéciale pour un tel événement ?
Bof ! Pas tant que ça. J’ai maté des films de baseball avec des mascottes dedans. Et puis je me suis un peu entraîné dans le salon devant ma famille. Ils ont bien rigolé. Alors ça m’a mis en confiance.

C’est quand même étrange, comment vous est venue l’idée de devenir la mascotte du PUC ?
Si je me souviens bien, c’était il y a trois ans. Lors de la finale du championnat de France PUC contre Savigny. J’ai un lointain cousin qui est venu exprès de Montreal pour faire le guignol sur le terrain. Il s’appelait Youpi. C’était marrant. Alors j’avais absolument envie de faire comme lui.

Croyez-vous que ça a changé quelque chose d’être venu ?
Pour sûr ! Ça a fait du bien à tout le monde de voir que le club se motivait pour donner un spectacle qui tient la route au public. C’est que du positif. Je crois même que ça a pu servir aux joueurs. Selon moi, s’ils voient que des gens mouillent le maillot pour eux, ça ne peut que les motiver un peu plus ! Si j’ai au moins pu servir à ça, j’en suis ravi. Je crois même que c’est positif aussi vis-à-vis des autres clubs et de la fédération. Tout le monde a vu qu’il était de possible de rendre le baseball en France un peu plus spectaculaire.

Parlons-en ! Croyez-vous qu’il est possible de changer l’image de ce sport qui a la réputation d’être plutôt ennuyant ?
Bien entendu ! Fallait voir lors de cette demi-finale ! A la fin du match, le score était très serré. Tout le public était debout, criait et sautait partout. J’avais jamais vu ça. Les spectateurs étaient complètement fous ! Bon, c’est vrai aussi qu’au début du match, j’ai eu un peu de mal. C’est pas forcément évident de faire bouger des gens qui n’ont pas tous la culture du baseball. Mais au fil du jeu, ils ont tous été pris dans l’ambiance ! C’est donc finalement un sport accessible à tout le monde. Contrairement à ce que l’on peut penser.

Avez-vous des souvenirs bien précis de ce week-end ?
J’en ai beaucoup. Je me souviens des enfants qui courraient derrière moi. Les plus petits avaient plutôt peur. J’en ai même malheureusement fait pleurer quelques uns. Mais la plupart des gamins sont tombés amoureux de moi. On dansait ensemble. Ils sautaient dans mes bras. C’était super lourd ! Ils me faisaient plein de câlins. C’était mignon. Je me souviens aussi d’un bon moment. Quand j’ai réussi à rentrer sur le terrain pour faire une danse. C’était grand. Tout le monde me regardait. J’étais ému.

Comptez-vous revenir la saison prochaine ?
Pourquoi pas ? Si je vois qu’il y a encore de la motivation au sein du club comme lors de cette demi-finale, je viendrai avec grand plaisir !

A propos, je ne connais même pas votre prénom…
Mon nom de scène, pour l’instant, c’est Pershy. Sinon dans la vraie vie, c’est Juana.

Ah ! Vous êtes donc une fille ?
Bah oui ! Dans le costume, c’est une fille.
Euh… et sinon vous êtes libre ce soir ? Avec ou sans costume !

Propos recueillis par Philippe Callewaert.

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